La mobilité de la main-d’œuvre permet aux travailleurs accrédités, comme les électriciens, les enseignants et les comptables, d’exercer leur profession ou métier réglementé là où ils peuvent trouver des possibilités d’emploi partout au Canada.

En vertu de l’Accord de libre-échange canadien (ALEC), en règle générale, les travailleurs accrédités d’une province ou d’un territoire doivent, suivant la demande, être accrédités par une autre province ou un autre territoire sans exigence supplémentaire significative en matière de formation, d’expérience, d’examen ou d’évaluation des qualifications. Dans certains cas, des exigences supplémentaires significatives pour certains métiers et professions ont été approuvées par un gouvernement et rendues publiques.

Un gouvernement ne peut approuver et publier des exigences significatives supplémentaire pour un métier ou une profession que si cette exigence vise à atteindre un objectif légitime en matière de mobilité de la main-d’œuvre, tel que la sécurité du public ou la protection des consommateurs. Un gouvernement qui souhaite imposer l’exigence supplémentaire doit démontrer l’existence de différences significatives en matière d’éducation, de formation ou d’expérience qui donneraient lieu à une lacune constatée en matière de compétences, de connaissances ou d’aptitudes. Ces exigences supplémentaires combleront cette lacune et permettront aux travailleurs d’exercer leur profession ou métier de façon compétente et en toute sécurité dans leur province ou territoire d’accueil.